Casque audio

Le casque audio ne doit en aucun cas être le seul support d’écoute utilisé en mastering.
Celui-ci rend le travail sur la stéréo impossible et ne retranscrit pas correctement la dynamique globale.
Cependant, il est conseillé de s’aider d’un casque adapté pour ajuster certains réglages plus finement et juger de la qualité du mastering sur ce type de support d’écoute.

Analyseur de spectre

Les outils d’analyseur de spectre permettent d’obtenir un rendu visuel du signal sonore du projet.
Bien entendu, le mastering se réalise par un travail sur le son et non l’image du signal.

Cependant, ce type d’outil peut s’avérer utile dans le sens où il n’est pas lié au système d’écoute. Il peut, par exemple, faciliter le travail sur les fréquences inaudibles. De plus, les analyseurs de spectre permettent également de visualiser les mouvements dynamiques du mix sur les différentes zones de fréquences.

Il est à noter que certains analyseurs de spectre disposent également de la fonction mid/side permettant d’analyser chaque partie du spectre, indépendamment.

Image stéréo

Encore une fois, il est important de vérifier la compatibilité mono de ton projet. Celui-ci sera forcément écouté sur différents supports, dont certains en mono, il est donc primordial que celui-ci sonne correctement.
Pour ce faire, passe ton bus Master en mono. Tu peux également éteindre une enceinte pour n’en garder qu’une seule d’activée.

Des plug-in tels que les phase-mètre ou les goniomètre permettent d’avoir un aperçu plus précis de la corrélation entre les canaux stéréo.

Mesure de niveaux

Il existe toute sorte de plug-in permettant de mesurer les niveaux audio en mastering (crête-mètres, RMS, EBU, etc.).
Étant, la plupart du temps, plus précis que les vu-mètre d’un DAW, il permettent de s’assurer de ne pas dépasser la limite de 0 db et de se rendre compte du niveau de compression d’un projet.

Normes audio

K-System

Système d’échelles de mesure des niveaux, il aide à préserver la dynamique d’un projet.
Il se compose de 3 échelles définies par style musicaux :

  • K-20 : Audiophile et Classique
  • K-14 : Moderne (pop, rock, etc.)
  • K-12 : Broadcast

Ces trois échelles fonctionnent sur le même principe de décalage de la valeur 0 dB :
k-20 : 0 dB = -20 dB    |    k-14 : 0 dB = -14 dB    |    k-12 : 0 dB = -12 dB.

EBU R128

L’European Broadcast Union ou EBU R128 est une norme permettant de mesurer le volume sonore perçu.
Celle-ci est utilisé par les plus grands acteurs du marché (Spotify, Itunes, etc.)
De nombreux plug-in permettent de contrôler le niveau d’un mix, par rapport à cette norme, et ainsi d’adapter ce dernier pour qu’il soit en phase avec les tendances actuelles.

Oscilloscope

Les plug-in d’oscilloscopes permettent d’afficher la forme d’onde de la piste sur laquelle ils sont insérés.
Ces derniers peuvent s’avérer très utiles pour se rendre compte, visuellement, de l’impact des traitements appliqués sur la forme d’onde source.

Formats audio

Pour ce qui est de l’export du projet en fin de chaîne de mastering, tout dépend du support sur lequel tu souhaites le proposer.
Pour le vinyle 33 tours prend en compte qu’en deçà de 50 Hz, les plages de fréquences ne sont plus prises en compte.
Pour le CD, la norme est toujours la même : 16 bits 44.1Hz
Concernant la vidéo, l’échantillonnage se fait à 48 Hz 
Enfin, pour un export numérique, privilégie les formats faiblement compressés ne détériorant pas les crêtes de ton signal, à savoir : FLAC, ALAC, WAV
Il convient d’éviter le MP3 qui compresse fortement le projet.
Si tu souhaites compresser ton projet, n’oublie pas d’abaisser le niveau de sortie de ton limiteur à -0.5 dB pour diminuer les risques.

Techniques de compression supplémentaires

Les techniques présentées ne sont données qu’à titre indicatif.
Celles-ci peuvent très vite détériorer le mix si elles ne sont pas utilisées correctement. 

N’oublie pas que le but n’est pas de faire sonner ton projet le plus fort possible. Base toi sur les normes audio et compare ton projet avant/après traitement pour te rendre compte de l’impact de ton paramétrage.

Procédé 1 "Compresseurs"

  • Applique deux compresseurs (a) (b) sur ton bus Master
  • Défini un ratio faible d’environ 1.5:1 sur le premier compresseur (a)
  • Règle une attaque longue pour préserver les crêtes (a)
  • Abaisse ton treshold jusqu’à obtenir une réduction de gain de 1 dB à 1.5 dB (a)
  • Règle maintenant ton deuxième compresseur (b) pour obtenir 2 dB à 3 dB de réduction de gain de plus.

Procédé 2 "Limiteurs"

  • Applique deux limiteurs (a) (b) sur ton bus master 
  • Défini les même réglages que pour le Procédé 1
  • Règle les treshold des deux limiteurs (a) (b) jusqu’à obtenir -1.5 dB à -2 dB sur chacun d’entre eux
  • Le résultat obtenu est moins perceptible que lors de l’utilisation d’un seul limiteur réglé à -3/-4 dB de réduction de gain.
    Tu peux donc aller légèrement plus loin dans les réglages pour obtenir quelques dB supplémentaires.

Procédé 3 "Compression parallèle" 

  • Ajoute un compresseur sur un bus auxiliaire
  • Envoi ton mix vers ce bus
  • Augmente ton ratio
  • Définis une attaque très rapide
  • Abaisse complètement le niveau de ton seuil de treshold
  • Place le fader du bus auxiliaire au plus bas puis remonte-le jusqu’à obtention du volume sonore souhaité.
Cette technique permet d’augmenter le niveau RMS du projet sans en détériorer les crêtes.
L’ajout d’un EQ post-compresseur peut également s’avérer intéressant pour cibler une plage de fréquences en particulier.